Brise (nom féminin)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Nom féminin 

XVI e siècle, au sens de « vent d'est ». Probablement emprunté de l'espagnol brisa, « vent du nord-est », d'origine obscure.
1. Petit vent frais et doux. Une légère, parfumée.
2. Vent marin qui souffle régulièrement et sans violence. Avoir faible, petite, jolie, bonne, forte .
3. Vent alternatif d'origine thermique. Brise de mer ou du large, qui souffle de la mer aux heures chaudes du jour, et de terre, qui souffle de la terre pendant la nuit. En montagne. Brises de versant. Brise de vallée ou d'aval, diurne et ascendante, et de montagne ou d'amont, nocturne et descendante.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom féminin 

Vent qui souffle sans violence.
En termes de Marine, "Brise de terre," Celle qui souffle du côté de la terre. "Brise du large" ou "Brise de mer," Celle qui vient du côté de la mer.



1ère définition d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Terme de marine. Nom générique qu'on donne au vent quand il n'est pas très violent. Brise de terre, soufflant de la terre ; de mer ou du large, soufflant de la mer. Brise carabinée, vent qui souffle avec une violence extraordinaire.

 2   En termes de météorologie, vent doux et irrégulier qui se fait sentir sur les bords de la mer.

 3   Dans le langage vulgaire, tout vent qui souffle sans violence.
DELAV.: « Dans les forêts que leur souffle balance Les s du matin célèbrent son retour »

REMARQUE
    Brise n'est dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 1762.

ÉTYMOLOGIE
    Ital. brezza ; espagn. briza, brisa, vent du nord-est ; angl. breeze. Origine inconnue.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE 1. BRISE. Ajoutez : - REM. La légère a deux mètres de vitesse à la seconde ; la forte , huit mètres ; la très forte , dix mètres.


2ème définition d'Emile Littré

Subst. féminin 



 1   Terme de charpentier. Poutre posée en bascule servant à appuyer les aiguilles d'un pertuis.

 2   S. f. plur. Terme de menuisier. Éclats de bois.

HISTORIQUE
    XVIème siècle
MENARD: « Barreaux de fer, grans s traversans »

ÉTYMOLOGIE
    Sans doute r.


Signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. féminin 


T. de Marine. Nom générique qu'on donne au vent, quand il n'est pas très-violent. "Petite . Jolie . Bonne . Brise faible. Le souffle de la ."
"Brise de terre," Celle qui souffle du côté de la terre. "Brise du large," ou "Brise de mer," Celle qui vient du côté de la mer.
"Brise carabinée," Vent qui souffle avec une violence extraordinaire.



Ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Subst. féminin 


Terme de Marine. Nom qu'on donne à de petits vents frais et périodiques dans certains parages.



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Subst. féminin 


Terme de Marine. Nom qu'on donne à de petits vents frais & périodiques dans certains parages.



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. féminin 

["Brîze", 1re lon. 2e "e" muet.] On apèle de ce nom, en termes de "Marine", de petits~ vents frais et périodiques.




Emplacement dans le dictionnaire :

briquetage
briqueter
briqueterie
briquèterie
briquetier
briquette
bris
brisans
brisant

brisé
brise-bise
brise-glace
brise-image
brise-lames
brise-mottes
brise-mur
brise-pierre
brise-scellé
brise-tout
brise-vent




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...forêt, le vent et la cognée sèment de l'arbre fort les rameaux à ses pieds, et parmi les humains la juste destinée abat à chaque coup gloire, amour, amitiés. Moins doucement la feuille à la brise soupire, que la branche frappée en tombant ne se plaint, et lorsque le malheur s'exhale de la lyre, tout autre chant n'est plus qu'un écho qui s'éteint. Vie exécrable, ô jours que corrompt...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...les tertres de croix semés, ô pâles morts, où vous dormez. 3e LIVRE (XII) ô toi qui sur mes jours de tristesse et d'épreuve seule reluis encor, comme un ciel étoilé qui, dans la nuit d'un fleuve, brise ses flèches d'or, aimable poésie, enveloppe mon âme d'un subtil élément, que je devienne l'eau, la tempête et la flamme, la feuille et le sarment : que, sans m'inquiéter de ce qui trouble l'homme,...


Citation n°3 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...et de deuil. Mais ne suis-je plutôt à l'océan semblable, qui, toujours florissant, laisse le vol du temps passer, et sur le sable ecume en gémissant ? 3e LIVRE (XIV) Sur la plaine sans fin, dans la brise et le vent, se dresse l'arbre solitaire, pensif, et chaque jour son feuillage mouvant jette son ombre sur la terre. Les oiseaux dans leur vol viennent poser sur lui. Sont-ils corbeaux, ramiers...


Citation n°4 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...pensif j'irai sur les chemins, sous le ciel sans chaleur que la joie abandonne, et, le coeur plein d'amour, je prendrai dans mes mains au pied des peupliers les feuilles de l'automne. J'écouterai la brise et le cri des oiseaux qui volent par les champs où déjà la nuit tombe. Dans la morne prairie, au bord des tristes eaux, longtemps je veux songer à la vie, à la tombe. L'air glacé fixera les nuages...


Citation n°5 de Jean MORÉAS (Les Stances)

...autre arpège se prolonge : c'est la pluie, elle tombe et je me ressouviens tout à coup d'un autre mensonge. 6e LIVRE (VI) Au milieu du jardin la fleur que je désire s'entr'ouvre en ce moment, et la brise tout bas sous les tilleuls soupire dans un frissonnement. Errant entre ses bords, sur le gravier encore l'eau brillante bruit, mais le rayon du jour, hélas ! Qui s'évapore va céder à la nuit. 6e...


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